Résumé

Portrait de John Keats John Keats Poésies de John Keats

Ouvre tes yeux de grâce, pour la douce sainte Agnès
Ou près de toi, je vais m’assoupir tant mon âme est chargée de souffrance.
XXXII
Murmurant ainsi, il glisse son bras chaud et fébrile
Sous les coussins. Le rêve de Madeline était abrité
Par la nuit des rideaux : c’était un philtre nocturne
Plus difficile à rompre qu’un torrent gelé.
Les étincelants plateaux reluisent sous la lune,
Les larges franges dorées traînent sur les tapis,
Jamais, jamais, lui semblait-il, il ne pourrait libérer
D’un aussi magique emprisonnement les yeux de sa dame.
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Portrait de John Keats John Keats Poésies de John Keats

Porphyro regarde longuement les vêtements vides de Madeline,
Écoute son souffle pour voir s’il ne devait pas
Se transformer dans la tendre et profonde respiration du sommeil.
Il respire alors lui-même : et du réduit il se glisse
Aussi silencieusement qu’un homme terrifié dans une vaste solitude
Et sur le tapis sourd en silence il se glisse
Et à travers les rideaux regarde : oh ! comme profondément elle dort !
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Portrait de John Keats John Keats Poésies de John Keats

N’ont jamais été oubliées. — Gémissant ainsi elle inspire
De plus douces paroles au brûlant Porphyro,
Si malheureux, si profondément affligé,
Qu’Angèle promet qu’elle fera
Tout ce qu’il désire, qu’il en advienne bien ou mal pour elle.
XIX
Et elle lui promet de l’amener, en profond secret,
A la chambre même de Madeline, et de l’y cacher
Dans un cabinet si privé
Qu’il pût voir sa beauté sans être espionné
Et gagner peut-être cette nuit une fiancée incomparable
Pendant que les fées en légion dansent sur la courtepointe
Et qu’un pâle enchantement tient ses paupières closes.
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