John Keats,
Poésies de John Keats
“ Ouvre tes yeux de grâce, pour la douce sainte Agnès Ou près de toi, je vais m’assoupir tant mon âme est chargée de souffrance. XXXII Murmurant ainsi, il glisse son bras chaud et fébrile Sous les coussins. Le rêve de Madeline était abrité Par la nuit des rideaux : c’était un philtre nocturne Plus difficile à rompre qu’un torrent gelé. Les étincelants plateaux reluisent sous la lune, Les larges franges dorées traînent sur les tapis, Jamais, jamais, lui semblait-il, il ne pourrait libérer D’un aussi magique emprisonnement les yeux de sa dame. ”
