Léon Cros

Résumé

Léon Cros Heures noires (1897)

Chante, ma voix, dans les ténèbres, Les cantilènes funèbres.
Ma blonde amie est morte hier. Son oeil, profond comme la mer, S'est caché sous de mornes voiles. Las ! c'est fini le temps d'aimer Et de rêver sous les étoiles. Pleurez, mes yeux, saigne, mon coeur; O Nuit, apaise ma douleur.
Chante, ma voix, dans les ténèbres, Les cantilènes funèbres.
Source : Gallica

Léon Cros Heures noires (1897)

C'ÉTAIT UN VIEUX CHATEAU 51
VIII
Quelquefois un passant, vagabond ou poète, Devant l'énorme spectre vieillissant s'arrête ; Puis s'en va tristement.
IX
Dans un vêtement noir La dame, à son balcon, écoute, sans le voir, Un chevalier galant qui chante une ballade ; Et la lune répand une lumière fade. Tout dort dans le logis, et, là-bas, un hibou Hulule sa tristesse.
Source : Gallica

Léon Cros Heures noires (1897)

Ces noms, enivrantes poussières, Tombent sur nos coeurs endormis, Rappelant les douces chimères Donneuses de rêves exquis
Philosophie
Où vont-elles les bien-aimées Quand elles ont quitté nos bras, Sous nos baisers toute pâmées Pourquoi ne restent-elles pas ?
Comme de pâles chrysanthèmes, Leurs coeurs s'effeuillent chaque jour; Et nous cherchons des théorèmes Pour nous démontrer leur amour !
Source : Gallica

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