Pierre Louÿs,
Aphrodite, (version libre)
“ Ah ! mes cheveux sont blonds comme la poussière sur les routes, comme les feuilles des bouleaux à l’automne, comme la robe des chevaux d’Hispanie qui viennent avec les caravanes ; mes cheveux sont blonds comme le désert, comme le Nil éternellement lent. Ils sont tellement de la couleur de ma peau qu’à distance on ne les voit pas bien et j’ai l’air d’être sous mon voile un peu de brouillard rose et blond. Je laisserai mes cheveux comme ils sont, n’est-ce pas, Démétrios ? Je laisserai mon corps comme il est, comme il était, aimé. ”
