Résumé

Portrait de Sully Prudhomme Sully Prudhomme Le Parnasse contemporain/1866

Raillant son front souillé, rencontrèrent ses yeux,
Et le regard suffit au châtiment du rire.
— « Tu seras, dit le roi, célébré par la lyre. »
Le sublime ouvrier lui demanda son prix,
Trois cents bœufs. Augias, d’un air simple et surpris :
— « Je n’en dois pas trois cents. » — « Par les dieux je l’atteste ! »
— « De mes trois mille bœufs c’est plus qu’il ne me reste. »
— « L’injustice m’émeut plus que la perte, ô roi ! »
— « Ce que tu viens de faire était un jeu pour toi. »
— « Un jeu ! dispute-moi mon lucre et non ma gloire !
— « Qu’avais-je donc promis ? »
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Portrait de Sully Prudhomme Sully Prudhomme Le Parnasse contemporain/1866

Par l’un des quatre pieds le lourd trône d’airain,
Le lança tournoyant comme un caillou de fronde
Sur le traître et ses fils ; et justicier du monde.
Couronna le plus jeune, épris de l’art sacré,
Parce qu’au lieu de rire, il avait admiré.
Il sortit du palais, rouge et plein de colère,
En criant : « Je suis las des peines sans salaire ! »
Et les femmes en foule avec des linges blancs
Essuyaient le limon qui coulait de ses flancs,
Les enfants s’attachaient à sa cuisse robuste,
Et les hommes serraient sa main puissante et juste.
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