Résumé

auteur:Henry Blatin Viande de cheval - Communications faites à la Société protectrice des animaux

Ce même animal, si misérable, et qu’on n’envisage aujourd’hui que comme un objet hideux et une charogne vivante, sera, au contraire, de même que la vieille vache, l’objet de quelques soins et de tous les ménagements propres à le remettre en bon état. On ne précipitera plus la fin d’une triste existence par des excès de travail et des cruautés. Le cheval passera donc ses derniers jours avec quelque douceur ; et le sort qui l’attendra sera bien plus conforme aux lois de l’humanité et de la raison, sous la hache du boucher que sous le couteau de l’équarrisseur.
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auteur:Henry Blatin Viande de cheval - Communications faites à la Société protectrice des animaux

« Je ne saurais assurément manger la viande d’un cheval que j’aurais monté ou connu. Le cheval, le chien nous deviennent si amis que nous croirions être anthropophages, si nous en consommions la chair. » Mais il ne pousse pas les conséquences de cette sensibilité jusqu’à s’abstenir d’un aliment dont, au contraire, il a, par son propre exemple, encouragé l’usage, dans un but philanthropique, et aussi pour soustraire les chevaux aux brutalités qu’on réserve à leur vieillesse.
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auteur:Henry Blatin Viande de cheval - Communications faites à la Société protectrice des animaux

C’est à mes confrères du corps médical à continuer l’œuvre utilitaire à la tête de laquelle on remarque tant de médecins justement estimés, de savants vétérinaires, d’économistes judicieux, d’agriculteurs expérimentés, d’amis des hommes et des animaux. C’est aux personnes riches et raisonnables à faire, toutes les fois qu’elles en auront la facilité, servir sur leur table la viande du pauvre à côté des mets coûteux et recherchés.
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