Résumé

Henry Blatin Viande de cheval : communications faites à la Société protectrice des animaux (1864)

« Je ne saurais assurément manger la viande d'un cheval que j'aurais monté ou connu. Le cheval, le chien nous deviennent si amis que nous croirions être anthropophages, si nous en consommions la chair. » Mais il ne pousse pas les conséquences de cette sensibilité jusqu'à s'abstenir d'un aliment dont, au contraire, il a, par son propre exemple, encouragé l'usage, dans un but philanthropique, et aussi pour soustraire les chevaux aux brutalités qu'on réserve à leur vieillesse.
Source : Gallica

Henry Blatin Viande de cheval : communications faites à la Société protectrice des animaux (1864)

Ce même animal, si misérable, et qu'on n'envisage aujourd'hui que comme un objet hideux et une charogne vivante, sera, au contraire, de même que la vieille vache, l'objet de quelques soins et de tous les ménagements propres à le remettre en bon état. On ne précipitera plus la fin d'une triste existence par des excès de travail et des cruautés. Le cheval passera donc ses derniers jours avec quelque douceur; et le sort qui l'attendra sera bien plus conforme aux lois de l'humanité et de la raison, sous la hache du boucher que sous le couteau de l'équarrisseur.
Source : Gallica

Henry Blatin Viande de cheval : communications faites à la Société protectrice des animaux (1864)

Pourquoi ne pas se hâter de faire profiter le public, et notamment les classes peu aisées, d'un aliment si bienfaisant? La France est le pays où la charité et la philantropie s'occupent le plus ardemment des pauvres, mais ils n'en est pas moins avéré que beaucoup souffrent de la faim, que beaucoup ne mangent guère de viande que lorsqu'ils sont assez malheureux pour en recevoir de la charité publique ou privée.
Source : Gallica

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