auteur:Henry Blatin

Élements biographiques

auteur:Henry Blatin,  Les courses de taureaux

“ Un cri universel d’indignation, de dégoût, éclate dans l’amphithéâtre. L’homme — l’assassin — revient à la charge. C’est une nouvelle et hideuse blessure de plus, voilà tout. Le taureau, éperdu, mugissant, cherche à fuir ; nouveau coup d’épée : il vit encore ! Le matador, confus, blême, effrayé par l’orage populaire qui gronde autour de lui, frappe encore... À quatorze reprises, l’épée pénètre dans le cou, dans l’épaule, dans les flancs de la victime. La mort ne vient pas. La colère du public est à son paroxisme. ”
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auteur:Henry Blatin,  Viande de cheval - Communications faites à la Société protectrice des animaux

“ Ce même animal, si misérable, et qu’on n’envisage aujourd’hui que comme un objet hideux et une charogne vivante, sera, au contraire, de même que la vieille vache, l’objet de quelques soins et de tous les ménagements propres à le remettre en bon état. On ne précipitera plus la fin d’une triste existence par des excès de travail et des cruautés. Le cheval passera donc ses derniers jours avec quelque douceur ; et le sort qui l’attendra sera bien plus conforme aux lois de l’humanité et de la raison, sous la hache du boucher que sous le couteau de l’équarrisseur. ”
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auteur:Henry Blatin,  Les courses de taureaux

“ Théophile Gautier fait remarquer que le lundi, jour des courses, toute la ville est en fête : les femmes du peuple mettent jusqu’à leur matelas en gage pour avoir quelques réaux à dépenser ce jour-là, et suivre la foule au cirque.
Si l’on affiche quelque prétention à l’élégance, il est de rigueur d’avoir sa loge aux taureaux, comme à Paris on a sa loge à l’Opéra.
À Madrid, les représentations se donnent chaque semaine, depuis le lundi de Pâques, jusqu’à la Toussaint. À Séville, la douceur de la température, pendant l’hiver, permet de ne pas les interrompre.
”
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