Résumé

Portrait de Pierre Loti Pierre Loti,  La Maison des aïeules

“ Le vent souffle en rafales chaudes. La maison, obstinément fermée, prend sous le ciel noir la blancheur des vieux logis arabes. Et, tandis que se prolonge mon attente, je regarde au bout de cette petite rue vide, tout de suite finie, tout de suite ouverte sur la campagne sans arbres, je regarde et je reconnais le déploiement de ces champs et de ces marais plats, tout cet horizon de quasi-désert qui, en cet endroit, figurant comme fond de ce quartier mort, me glaçait l’âme pendant mes séjours d’enfant chez les tantes de l’île... ”
Source : Wikisource

Portrait de Pierre Loti Pierre Loti,  La Maison des aïeules

“ Et cela m’oppresse de sentir partout à l’entour des existences bornées et encloses — auxquelles devaient ressembler beaucoup, avec seulement un peu d’apparat et de grandeur patriarcale, les existences de mes ancêtres d’ici.
Mon fils, qui me suit entre ses deux amis, a fini pour un temps de jouer avec eux et ne dit plus rien, les yeux très ouverts, l’imagination très inquiétée de ce qu’il va voir. La pluie a cessé, mais le vent d’ouest souffle avec violence ; le ciel reste lourd et obscur, exagérant la blancheur des pavés, la blancheur de la chaux sur les vieilles murailles.
”
Source : Wikisource

Portrait de Pierre Loti Pierre Loti,  La Maison des aïeules

“ Donc, j’ouvre moi-même la porte des aïeules, et, dans la cour, — qui me fait à nouveau son accueil désolé, avec ses tapis de mousse, son herbe funèbre, son air de vétusté et de mort, — j’apercois mon fils, assis entre ses deux amis sur les marches du perron et tenant la gerbe qu’il a fini de cueillir, une gerbe de lilas et de tulipes, toute ruisselante de pluie tiède. Son ravissement n’a pas faibli ; il me fait promettre que je la remeublerai comme autrefois, cette demeure, qu’il y passera ses vacances prochaines et que même nous reviendrons nous y fixer. ”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature