Pierre Loti,
La Revue de Paris
“ Du côté des cases, là-bas, on voit briller des feux dans l’herbe. D’abord nous passons près du maraï dévasté hier, dont l’aspect est sinistre. Le ciel est voilé tout d’une pièce, sauf une déchirure, au raz de l’horizon oriental, qui laisse voir une lueur jaune annonçant la fin de la nuit. Tous à la file, à travers l’herbe mouillée, nous nous dirigeons vers l’intérieur de l’île, qu’il faudra traverser d’un bord à l’autre, et, au bout d’une demi-heure, derrière un repli de colline, la mer et les feux lointains de la frégate disparaissent pour nos yeux, ce qui nous isole soudainement davantage. ”
