Gérard de Nerval,
Napoléon et la France guerrière
“ N’attend point le trépas, mais veut l’aller chercher, Et bientôt roule terrassée, Comme la vague au loin vers les cieux élancée, Qui retombe au pied du rocher. Mais, ô valeur sublime, et qu’on ne pourra croire ! Ces mourans décharnés, sans armes, abattus, Par le froid, par la faim, tour-à-tour combattus, Partout sur leurs rivaux remportent la victoire : Montrant que le Destin, sur de nobles vainqueurs ; Aux lâches quelquefois peut donner l’avantage ; Mais que souvent, malgré le sort et le malheur, La force ne peut rien où règne le courage. ”
