Panégyrique d'un mort , par un homme sans titre (1821)
“ Quelques amis et compagnons de sa gloire passée l'ont suivi dans son exil, ils partagent ses chagrins, ils en sont les confidens sincères et discrets ; ils s'étudient à lui en faire supporter l'amertume. Mais cette vie si active cesse tout à coup, la douleur l'emporte sur la fermeté du héros, son sang s'appauvrit, sa tête se trouble, son teint se décolore, son embonpoint se change en une maigreur affreuse; un mal incurable s'établit dans le siège de la vie... il le ronge ! Tranquille au sein des tourmens, il n'existe plus que pour l'amitié qui reçoit enfin son dernier soupir. ”
