Jacques Antoine Boudinet

Résumé

Jacques Antoine Boudinet Mariage de M. le Comte François de Maistre… (1869)

Et les chagrins! Oh! pourquoi assombrir un avenir qui paraît si serein? S'aimer ainsi, s'aimer en Dieu qui fait une obligation de cet amour et qui aura des récompenses pour le bénir, s'aimer ainsi et être malheureux un jour! Eh! oui, il faut vous le dire. Tout n'était-il pas gloire, bonheur, ivresse dans ce jour où, conduite à l'autel par ce radieux général, l'idole et l'honneur de l'armée, comme il était la gloire de son pays, vous étiez, Madame de la Moricière, l'objet de l'envie de toutes les femmes, mères et jeunes filles, qui vous proclamaient la plus heureuse des épouses?.
Source : Gallica

Jacques Antoine Boudinet Mariage de M. le Comte François de Maistre… (1869)

Et puis, cette gloire, c'était leur gloire à eux, et elle leur était si chère ! Pendant un quart de siècle, ce nom toujours radieux n'avait été prononcé dans les camps qu'avec l'enthousiasme de la victoire. Y avait-il eu jamais un officier plus brillant, plus heureux, plus français! Et cette gloire, qu'allait-elle devenir? Lui, le chef adoré de cette armée française, la première du monde, il passait le chef des soldats du Pape!.
Il comprenait ces sourires, lui, la Moricière, et il allait tout de même.
Source : Gallica

Jacques Antoine Boudinet Mariage de M. le Comte François de Maistre… (1869)

Madame de la Moricière m'adéfendu de parler d'elle.
Et quelle tendresse pour ses enfants! De SaintPétersbourg il croit entendre crier à Turin. Et cette enfant qui paraît la plus tendrement aimée, cette Constance qui est née après son départ pour l'exil et dont il cherche à se faire l'image, comme il est préoccupé de son avenir! Pauvre exilé qui n'aura à léguer que la gloire d'un nom à jamais illustre,
et qui ne dissimule pas à sa chère enfant que, pour être épousée un jour, il faut un homme qui veuille se contenter du bonheur.
Source : Gallica

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