François-Nicolas Guérin

Résumé

François-Nicolas Guérin Discours en vers sur l'éducation des princes… (1753)

N'offrir à l'Univers qu'un nom pour tout mérite?
Tel au milieu d'un bois des Peuples révéré , Le honteux rejetton d'un chêne consacré, D'un chêne, antique objet de respect & d'hommage, N'est souvent qu'un tronc vil, sans force & sans feuillage.
NON, que l'Art soit toujours heureux dans ses efforts : Quelquefois la Nature a fermé ses trésors ; Quelquefois pour le vice une pente inflexible Oppose à la raison un obstacle invincible.
Source : Gallica

François-Nicolas Guérin Discours en vers sur l'éducation des princes… (1753)

Tu croissois fous ses yeux, la Piété sincére Façonnoit par ses mains ton heureux caractère , Et ton cœur, par ses foins des écueils garanti, Dans l'âge des erreurs ne s'est point démenti.
Pour chasser d'ici-bas le trouble & les ravages , Il faudroit que les Dieux, siflent regner les Sages : Ainsi parloit l'orgueil dans des siécles païens.
Nous , qu'un jour pur éclaire , osons être Chrétiens : Oui, la Religion , quoique Platon décide , Est de tout regne heureux le seul appui solide.
Sans elle la Raison n'est qu'un flambeau trompeur : Pour qui brave son joug, il n'est point de grandeur.
Source : Gallica

François-Nicolas Guérin Discours en vers sur l'éducation des princes… (1753)

Et du grand Théodose on vit la foible Race Deshonorer son nom, en partageant sa place.
Mais le calme ou l'orage, au vaste fein des flots, Ont souvent confondu l'effort des Matelots : A-t-on proscrit cet Art, dont l'utile industrie Sçait maîtriser les mers , & vaincre leur furie ?
Non. Et s'il fut des Rois, s'il fut des Conquérans Honorés, sans sçavoir, du beau titre de Grands, Ils l'auroient été plus en aidant la Nature.
Le cœur , l'esprit, les mœurs, tout gagne à la culture.
Source : Gallica

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