Henri Bourette

Résumé

Henri Bourette Le Silo

Sa main pendait — Le chien la léchait doucement —
Il contemplait d’un œil vague, mélancolique,
Tous ces moindres objets du foyer domestique
Au souvenir du cœur toujours représentés,
Et si doux à revoir lorsqu’on les a quittés :
L’alcôve où tout enfant on dort près d’une mère ;
Le portrait de l’aïeul, usé, poudreux, sévère,
Qui semble prendre part dans son grand cadre noir
Au cercle de famille, aux lectures du soir.
Et quand il eût fixé tous les meubles en fête,
Remué jusqu’à l’âme, il détourna la tête :
— C’est donc pour moi, dit-il, tous ces apprêts joyeux ?
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Henri Bourette Le Silo

Où tous deux vous devez, grands et forts devant Dieu,
Prendre mon dernier souffle et mon dernier adieu...
Ma mère, calmez-vous... oh ! c’est un bien suprême
De s’endormir encore auprès de ceux qu’on aime !
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