Pierre-Aimé Labey

Résumé

Pierre-Aimé Labey Correspondance libérale (1831)

Vous pensez m'injurier par le titre de maire libéral, Je ne vous traiterai pas de chevalier libéral, vous Monsieur vous n'avez de libéralisme ny au propre ni au figuré. Vous êtes au contraire bien connu pour un homme dont le seul mobile est l'interêt, pour un homme profondément egoïste ; quel est celui qui a eu affaire a vous, dans notre pays qui n'ait eu a se plaindre de votre mauvaise foi.
Source : Gallica

Pierre-Aimé Labey Correspondance libérale (1831)

Qu'on consulte les habitans, les pauvres surtout, c'est la voix de ceux quisouffrent et que j'aurais dû soulager, que je veux entendre, et non la vôtre.
Au reste, n'avez-vous pas dix mille francs en caisse pour parier contre moi ? Faites-en un usage plus sensé, employez-Ie à secourir les pauvres et à faire travailler les ouvriers. On vous bénira.
Vous m'accusez ensuite de mauvaise foi envers tout le monde. C'est encore votre voix, votre seule voix que j'entends ici. Ce grief, cela est certain, il vous appartient plus qu'à personne de le signaler dans autrui.
Source : Gallica

Pierre-Aimé Labey Correspondance libérale (1831)

PERSONNE n'a cru, en voyant arriver les libéraux au pouvoir, que nous aurions plus de liberté. Ce n'est pas pour cela qu'ils ont fait une révolution, nul n'en doute; l'état de la France, l'encombrement des prisons l'attestent assez. Toutefois, quand l'arbitraire est exercé par des hommes d'un jugement sain, il n'est pas toujours intolérable; mais il devient dégradant, quand il se trouve à la discrétion de ces individus d'un caractère emporté, violent, qui n'ont pas, pour s'arrêter, pour se moderer, le frein de l'éducation.
Source : Gallica

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