Résumé

J. Herman Stein Stein à Davoust, ou Réplique au Prince d'Eckmuhl par une de ses victimes… (1814)

Je me fis traiter par un chirurgien, qui me donna des remèdes contre mes maux extérieurs et intérieurs, et je me fixai, pour le moment, à Altona. C'est-là où j'ai entendu et vu les résultats affreux du traitement qu'a souffert la ville de Hambourg; ses faubourgs brûlés, ses habitans persécutés, employés arbitrairement et sans, égard pour l'âge, aux travaux pénibles des fortifications ; et enfin, plus de cinquante mille personnes chassées de leurs foyers, dans le coeur de
l'hiver.
Source : Gallica

J. Herman Stein Stein à Davoust, ou Réplique au Prince d'Eckmuhl par une de ses victimes… (1814)

I L est bien difficile de garder les bornes de la modération, lorsqu'on a à se plaindre du traitement le plus infâme qu'un homme puisse éprouver, et surtout lorsque le cruel aggresseur ose, pour comble d'impudence, se vanter de sa modération et de vertus qui lui sont étrangères. Mais la vérité n'a pas besoin d'invectives ; je ne sortirai point de mon caractère naturel ; et quoiqu'il me fût bien permis d'emprunter au prince d'Eckmuhl la grossièreté du langage ?
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dont il me donna un exemple le jour qu'il me fit arrêter à Hambourg, je me bornerai à lui répondre par des faits.
Source : Gallica

J. Herman Stein Stein à Davoust, ou Réplique au Prince d'Eckmuhl par une de ses victimes… (1814)

J'en prévins le consul anglais, qui me fit de suite conduire, par son secrétaire, dans une auberge où je devais passer la nuit, espérant que le lendemain j'obtiendrais la permission de retourner à Altona. A peine étais-je arrivé dans, cette auberge, qu'un officier des troupes anséatiques entra dans ma chambre, et comme il savait que j'avais été traducteur à la haute police de Hambourg, il en tira tout de suite la conséquence que je ne pouvais me trouver au milieu de l'armée russe que pour espionner.
Source : Gallica

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