Résumé

Auguste Baluffe Bernard Pourquier (1381-1397), étude d'histoire locale (1878)

Bernard Pourquier reparaît alors; il a sa hache à la main; ses cheveux ont blanchi, ses larges et fortes épaules semblent se courber un peu sous le poids des ans et des chagrins. Il traverse la foule, il va jusqu'au milieu du pont où nul n'ose mettre le pied, et là, calme et souriant, il s'agenouille et il prie, il prie longtemps pour que les malheureux qui n'osent passer pour entrer en ville, reprennent confiance.
Source : Gallica

Auguste Baluffe Bernard Pourquier (1381-1397), étude d'histoire locale (1878)

Mais le nombre l'emporte,et cernés dans la rue Malapague, il ne reste plus autour de Bernard Pourquier que quatre de ses compagnons déjà blessés. Il est à leur tête, face à face avec ses ennemis acharnés. Ses habits sont en lambeaux, sa hache est ruisselante de sang il tient encore les assaillants à distance. Mais la fin de la lutte ne peut être prolongée encore, et les quatre amis dévoués qui lui restent, lui faisant un rempart de leur corps percé de
coups, le supplient de se sauver dans l'intérêt de la cause du peuple.
Source : Gallica

Auguste Baluffe Bernard Pourquier (1381-1397), étude d'histoire locale (1878)

Pendant huit jours, comme un lion blessé dans sa cage, il s'agite dans sa boutique, sans goût au travail ; il n'en dort pas, et de sanglantes visions traversent son esprit. Farouche et taciturne, il ferme sa porte à ses amis eux-mêmes; et quand il se prend à regarder sa grande et large hâche au repos il y voit rouge!. Soudain, on lui dit que les consuls vont se réunir à la maison commune pour délibérer sur les fêtes à donner à l'occasion de l'entrée prochaine du duc de Berri à Béziers.
Source : Gallica

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