Résumé

Prise de la Bastille (Signé : P. Trochon… (1880)

Et ce qui rend plus sublime encore le désintéressement de nos pères, c'est que le peuple n'entrait presque jamais à la Bastille, les nobles seuls étaient exposés à y périr.
Mais le peuple, transporté par les grandes idées de rénovation sociale, indigné du maintien de ce triste monument de la tyrannie des siècles, embrassant enfin, dans un même amour, l'humanité tout entière, oublia toutes les inégalités sociales, et, comme pour donner aux classes privilégiées un gage certain de l'oubli du mal qu'on lui avait fait, il se sacrifia pour la justice et le droit de tous.
Source : Gallica

Prise de la Bastille (Signé : P. Trochon… (1880)

Le gouverneur lui-même, profondément atteint, ne sait que répondre. Et Thuriot, ne se contentant pas d'avoir semé la division parmi les défenseurs de la forteresse, pousse l'audace au paroxysme, il prétend monter sur les tours et s'assurer par lui-même que les batteries ont été reculées. Le gouverneur refuse, mais sous la pression de ses officiers, il accède à cette nouvelle exigence.
Du haut des tours, de Launey pris de vertige, aperçoit la masse immense du peuple qui couvre les abords de la Bastille; les rues, les places sont noires d'hommes armés et frémissants
Source : Gallica

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