Théodore Botrel,
Le Mystère de Kéravel
“ L’Océan est un monstre avide et redoutable, le monstre de la fable, vers lequel, tous les ans, s’embarquait la jeunesse ! Combien en dévore-t-il encore, chaque année, de nos gâs ? Reste ici, Henriot, jette l’ancre et pour toujours dans ce havre d’oubli. L’existence t’y sera douce. François. — Une chaîne dorée est toujours une chaîne ! Et puis, ici, je ne suis pas moi : je suis François, l’intendant ! Robert. — Mais si, tu es toi, Henry, pour moi, du moins, pour moi, ton frère... Cela ne te suffit-il pas ? Veux-tu que je révèle ta survie à notre frère Jean, ce bon Jean qui te croit mort ?... ”

