Théodore Botrel,
Les Chants du Bivouac
“ « Parti à 8 heures, je fais à pied les cinq kilomètres qui séparent la gare et Domremy. Temps idéal. Deux hommes seulement pour faire les foins. Les prés sont mauves de veilleuses qui annoncent déjà l’automne. Au loin le canon. Je compose une poésie : Chez Jeanne. » J’aime cette indication, que le chanteur des foules sache maintenir autour de son être un peu de désert, assez d’espace pour que sa muse et le pays se parlent. À feuilleter ensemble plus longuement ce carnet, nous y trouverions beaucoup de traits à recueillir, et qui font de nous tous des amis de Botrel. ”
