Pierre-Jean de Béranger

Pierre-Jean de Béranger

Résumé

Portrait de Pierre-Jean de Béranger Pierre-Jean de Béranger Musique des chansons de Béranger

Toute la génération qui achève aujourd’hui de s’écouler a chanté la Treille de sincérité, sans se mettre en peine de qui était cet air si vif, si joyeux, si bien adapté au sens des paroles. Il est de l’auteur de ces paroles, de Désaugiers lui-même, qui en a fait bien d’autres, sans jamais attacher la moindre prétention à ce talent chez lui héréditaire. L’air de la première ronde du Départ pour Saint-Malo, sur lequel Béranger a composé les Gueux, est encore un échantillon de la musique de Désaugiers.
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Méhul a bien fait de ne pas mépriser la musique d’amateur, la musique d’un chansonnier. Sans doute il était de force à composer une ronde comme You piou piou ! L’eût-il aussi bien réussie ? c’est une question. Méhul s’est trouvé une fois en lutte avec un simple amateur, et la victoire ne lui est pas demeurée. Le Chant du départ est certes une magnifique inspiration, du moins le début ; mais ce début grandiose et solennel tourne court et tombe à plat : c’est un superbe portique derrière lequel il n’existe rien.
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Depuis douze ou quinze ans, M. Scribe ne fait pas un livret d’opéra-comique sans y fourrer l’air du pays, la ronde du pays : — « Et puis, la chanson du pays... » — M. Scribe ne se lasse pas d’offrir l’occasion à son musicien, mais c’est en pure perte : de tous ces airs du pays, aucun n’est devenu populaire ; jamais le compositeur n’est parvenu à saisir la physionomie de l’air du pays ; toujours il va trop haut ou trop bas.
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