Résumé

Portrait de Judith Gautier Judith Gautier Les musiques bizarres à l’exposition de 1900

Kouai, dit l’empereur, je vous nomme surintendant de la musique ; vous l’enseignerez aux fils des princes et des grands. Faites que, par elle, ils deviennent sincères, affables, indulgents et graves ; apprenez-leur à être fermes sans être durs ni cruels ; élevez leur esprit mais préservez-les de l’orgueil. Traduisez vos pensées par des vers et composez des chants de divers tons et de divers sons et adaptez-les aux instruments de musique. Si les huit modulations sont observées et s’il n’y a aucune confusion dans les différents modes, les hommes seront d’accord avec les esprits supérieurs.
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Portrait de Judith Gautier Judith Gautier Les musiques bizarres à l’exposition de 1900

Le mode Ko ou Kio-Tchong est doux et tranquille, c’est la soumission aux lois, la docilité du peuple, sa confiance en celui qui a la mission de le gouverner. Le mode Tché ou Lin Tchong est vif et rapide, il exprime la célérité avec laquelle doivent être accomplies les affaires de l’État. Le mode Yu ou Lan-liu est le plus sublime, il est joyeux et éclatant, il représente l’harmonie de la nature.
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Portrait de Judith Gautier Judith Gautier Les musiques bizarres à l’exposition de 1900

« Lorsque je frappe mes pierres sonores, soit doucement, soit avec force, les bêtes féroces bondissent de joie ; et la concorde règne entre les hauts dignitaires. »
Les Chinois avaient reconnu à cette époque huit corps sonores et huit espèces de sonorités, produites par le bois, le métal, la terre cuite, la soie, la peau tannée, les pierres, le bambou, la calebasse ; et de ces matières avaient été formés les instruments de musique.
La grande Lyre, ou luth, nommée Kin, est l’instrument le plus estimé.
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