Pierre-Jean de Béranger,
Chansons anciennes et posthumes de Pierre-Jean de Béranger
“ N’est-il pas vrai, mon Dieu, qu’il n’est pas mort ? Un matelot, qui connaît l’Inde esclave, Pour nous servir veut qu’il y soit passé. Il mène au feu le Mahratte si brave, Et des Anglais l’empire est menacé. Courant, volant, foudroyant des murailles, Oui, de l’Asie il revient par le nord. Hélas ! sans nous qu’il livre de batailles ! N’est-il pas vrai, mon Dieu, qu’il n’est pas mort ? Des nations chacune a sa souffrance : Il manque un homme en qui le monde ait foi. C’est lui qu’on veut ; rends-le vite à la France, Mon Dieu ; sans lui je ne puis croire en toi. ”
