Ernest Détré

Élements biographiques

Ernest Détré En Suisse ! : impressions de deux bourgeois de Paris (1879)

JULES. Pourquoi n'avez-vous pas choisi une pension au lieu d'un hôtel ?
M. RIDIER. Une pension, ce n'est pas possible pour nous qui sommes âgés et ne pouvons guère monter; et puis, les pensions ferment l'hiver. D'ailleurs, vous ne savez pas ce que sont les pensions en Suisse. JULES. Ma foi non, je l'avoue. M. RIDIER. Ce sont, pour la plupart, des hôtels
splendides, construits d'une façon plus ou moins princière, et situés au milieu, ou en haut, d'une montagne, exposés à tous vents, abrités les uns du nord, les autres du midi, ceux-ci de l'ouest, ceux-là de l'est.
Source : Gallica

Ernest Détré Entre intimes : contes parisiens… (1876)

ARMAND. — Pourquoi non?
GABRIEL. — Nous sommes mortels.
ARMAND. — Parbleu ! et c'est cela qui m'enchante au fond; car nous saurons prendre la vie comme elle viendra.
YVES. — D'ailleurs, mes amis, je ne sais vraiment pas pourquoi nous pensons à mourir! Loin de nous cette pensée. Buvons à l'avenir, à la jeunesse, à l'amour. Tous. — A l'amour!
GABRIEL. — Maintenant je vous écoute : LUCIEN. — Inscris-moi pour le métier de médecin. Je me sens une vocation irrésistible pour cette profession libérale. N'étant ni brutal, ni trop mauvais, je ferai de mon mieux pour ne tuer aucun client.
Source : Gallica

Ernest Détré En Suisse ! : impressions de deux bourgeois de Paris (1879)

LÉON MALGRAS. Jules, depuis dix jours, et malgré notre amour, nous ne sommes plus nous-mêmes.
JULES REBOURS. Depuis dix jours seulement ?
LÉON MALGRAS. Comment seulement; mais c'est déjà trop, il me semble, car nous sommes tellement irascibles, que peu s'en est fallu ce soir que nous nous prissions aux cheveux.
JULES REBOURS. TU ne parles pas pour toi, n'est-ce pas ?
LÉON MALGRAS. TU veux faire croire que je suis chauve peut-être.
JULES REBOURS. Chauve, loi, jamais : tes cheveux
deviennent rares voilà tout, à moins que ce ne soit ta tête qui dépasse tes cheveux.
Source : Gallica

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