Gustave Ricouard

Élements biographiques

Gustave Ricouard,  Pour ces dames !... (1882)

“ Voilà près d'un an que je suis ici, et je ne me suis aperçu de rien ! murmurait Machegrain, pensant toujours à Henriette.
– Qui est-ce qui a parlé ? rugit Grosastre.
– Oh ! pas moi ! déclara la jeune fille.
– Ni moi ! repartit Théodore.
– Moi, dit Machegrain, j'écoute de toutes mes oreilles ! Voulez-vous que je vous répète les derniers mots ?... « Vénus, puisque c'est d'elle... »
– « Vénus, dis-je, » continua Grosastre, d'un ton fébrile, « quand on jette les regards sur elle, soit à la naissance, soit à la chute du jour, semble porter à sa surface comme une bour-souflure... »
”
Source : Gallica

Gustave Ricouard,  La haute pègre : roman parisien (1881)

“ Etes-vous porteur d'un ordre quelconque émanant d'un magistrat ? En ce cas, exhibez-le, et je vous obéis !
Clotilde, dès les premiers mots, avait entrouvert la porte.
– Nous sommes perdus ! s'écria-t-elle.
– Qu'est-ce ? demanda Henri pâlissant.
– Va-t'en ! C'est la voix de mon oncle !... Ne te
montre pas surtout ! Mais ils n'arriveront pas jusqu'à toi tant que je serai là !
– Est-il seul ?
– J'ai cru reconnaître les voix de Varrou et de l'abbé.
– Varrou et Vauclin ! dit sourdement Frontignac ; alors c'est inutile de me cacher, je ne leur échapperai pas !
– Henri, je t'en prie !
”
Source : Gallica

Gustave Ricouard,  La belle héritière : roman parisien (1883)

“ Et, à ces mots, Armand avait saisi les deux mains de la jeune fille, et les couvrait, l'une après l'autre, de baisers ardents et de larmes de joie.
.— Oui, moi, continua Gilberte, moi qui ne suis plus aujourd'hui ni le Jules de la Suisse, ni la madame Lefebvre de l'atelier de M. Duchemin, moi qui suis Gilberte de Lignerolles, et qui n'aime que vous !
- Gilberte de Lignerolles, c'était vous, Gilberte de Lignerolles ! s'écria Armand, faisant un pas en arrière, et se rattrapant à une colonne pour ne pas tomber. Mais alors, je suis le plus malheureux des hommes !
”
Source : Gallica

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