Henri Le Verdier, La fille de Nana : roman de moeurs parisiennes (1881)
“ Et c'eût été bien agir, Andrée, car l'homme qui se donne tout entier à la femme qu'il aime, l'homme dont les amours n'ont point de passé, l'homme qui, n'ayant jamais eu de maîtresse, vient à la fiancée qu'il a choisie et lui dit : Me voici avec toutes mes illusions, avec tous mes rêves, avec tous mes baisers. Je viens à toi, prends-moi tout entier, ma vie t'appartient, mon passé comme mon avenir, je n'ai rien détourné de mon cœur, je n'ai jeté les yeux sur nulle autre femme que toi, je n'ai désiré l'amour d'aucune fille avant toi. ”
