Henri Le Verdier

Élements biographiques

Henri Le Verdier La fille de Nana : roman de moeurs parisiennes (1881)

Et c'eût été bien agir, Andrée, car l'homme qui se donne tout entier à la femme qu'il aime, l'homme dont les amours n'ont point de passé, l'homme qui, n'ayant jamais eu de maîtresse, vient à la fiancée qu'il a choisie et lui dit : Me voici avec toutes mes illusions, avec tous mes rêves, avec tous mes baisers. Je viens à toi, prends-moi tout entier, ma vie t'appartient, mon passé comme mon avenir, je n'ai rien détourné de mon cœur, je n'ai jeté les yeux sur nulle autre femme que toi, je n'ai désiré l'amour d'aucune fille avant toi.
Source : Gallica

Henri Le Verdier Le démon de la chair : roman contemporain (1880)

Est-ce que vous pourrez obéir, vous Claudine?
- Résister à mon père ! y songez-vous ?
Mais je me perdrais, cette fois le mal serait réel, cette fois les menteurs auraient raison.
— Eh bien, qu'importe? Si je ne puis plus vous voir, je partirai, j'irai à Paris, je travaillerai jour et nuit; je veux pour vous, ma bien aimée, l'argent, la gloire, tout ce qui fait qu'un homme fort voit s'abaisser autour de lui les reptiles à faces humaines. Mais seul que puisje? Méprisez tout ce qui n'est pas notre amour, partons !. Est-il un lien plus fort que celui qui nous unit?.
Source : Gallica

Henri Le Verdier Paris, assiégé : la chute de l'Empire… (1871)

Le soir du même jour, tout Paris put voir le ciel en feu du côté de Saint-Cloud. C'était un spectacle grandiose et terrible. Le palais de Saint-Cloud n'était qu'un immense brasier. Les flammes s'élevaient en énormes tourbillons audessus des grands arbres du parc. Une fumée rouge et sombre planait sur les collines, depuis Saint-Cloud jusqu'à Meudon. La Seine, où se reflétait l'incendie, semblait un fleuve de sang ! Hélas ! j'ai revu depuis ce même palais,
jadis si gracieux, au sein de sa couronne de verdure.
Source : Gallica

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