Résumé

Gustave Ricouard La belle héritière : roman parisien (1883)

Madame de Mussières bientôt n'en douta plus.
Un matin, elle reçut de Henri un mot ainsi conçu : « Campagne terminée à notre honneur, Dieu merci! Je pars pour Paris, où il me tarde de savoir - si mademoiselle de Lignerolles est restée invisible comme avant mon départ. Mais non ! je m'embarque plein d'espérance, ne pouvant pas croire qu'un cœur aussi généreux que celui de la jeune fille que j'ai choisie pour ma fiancée, tienne plus longtemps rigueur à un honnête homme qui l'adore ! »
— Eh bien ! qu'en dites-vous, ma chère Gilberte ?
fit la comtesse.
Source : Gallica

Gustave Ricouard La belle héritière : roman parisien (1883)

Prenez-le donc, mais ne me faites pas attendre, et surtout ne m'insultez pas!
— Défendez-vous donc, cria Henri, en lui jetant une des deux épées, car, nous aussi, nous avons hâte d'en finir !
— Encore un mot, pourtant, interrompit Armand, avant de se mettre en garde. Si, dans votre rage aveugle, il vous reste un atome de pitié, s'il vous reste encore quelque chose d'humain dans le cœur, que votre vengeance s'arrête à moi ! Un seul cadavre doit vous suffirent ne persécutez pas, après ma mort, celle qui va souffrir pour nous trois !
— Eh ! nous a-t-elle épargnés, nous ? riposta
Robert.
Source : Gallica

Gustave Ricouard La belle héritière : roman parisien (1883)

Et, à ces mots, Armand avait saisi les deux mains de la jeune fille, et les couvrait, l'une après l'autre, de baisers ardents et de larmes de joie.
.— Oui, moi, continua Gilberte, moi qui ne suis plus aujourd'hui ni le Jules de la Suisse, ni la madame Lefebvre de l'atelier de M. Duchemin, moi qui suis Gilberte de Lignerolles, et qui n'aime que vous !
- Gilberte de Lignerolles, c'était vous, Gilberte de Lignerolles ! s'écria Armand, faisant un pas en arrière, et se rattrapant à une colonne pour ne pas tomber. Mais alors, je suis le plus malheureux des hommes !
Source : Gallica

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