Oneddy Vitreuil

Résumé

Oneddy Vitreuil Le pays Breda (1853)

Vous voyez bien, ma bonne Fanny, qu'il faut que je parte.
Ne m'avez-vous pas dit souvent, Henri, dit la jeune fille, que vous aviez pour moi une affection de frère, et peut-être, ajouta-t-elle en rougissant, un sentiment plus tendre? ne m'interrompez pas.
laissez-moi vous dire franchement ce que je pense : est-ce que lorsque l'on aime une femme d'un amour vrai, d'un amour profond, on peut la quitter un jour en venant prendre congé d'elle tout simplement?. Tenez, Henri, vous avez été bien cruel envers moi, en feignant un amour qui n'était qu'un caprice.
Source : Gallica

Oneddy Vitreuil Le pays Breda (1853)

Elle était.rentrée, dis-je, triste sous ses habits de fête, sombre sous ses diamants et ses fleur.s; elle avait renvoyé une femme de chambre qui l'attendait, et s'était laissé tomber avec accablement sur un délicieux tête-à-tête de soie blanche, semé de pâquerettes rose; et lorsque Henri rentra quelques minutes après, il la trouva pleurant à chaudes larmes, ce qui n'était jamais arrivé sur le vieux canapé de velours rouge d'Utrecht, qui ornait leur chambre d'autrefois.
C'était un nuage par un jour d'été ; le soleil apparut et le nuage s'évanouit.
Source : Gallica

Oneddy Vitreuil Le pays Breda (1853)

Henri remonta auprès de la jeune fille, qui était restée à la place où il l'avait laissée, c'est-à-dire dans le fauteuil unique qui garnissait sa chambre, et qu'il avait rapproché du foyer, qu'il avait préalablement allumé.
Il la regarda alors : C'était une enfant, seize ans à peine, une fleur que le vent d'orage avait terrassée ; sa figure mignonne, aux traits délicats et fins, était fatiguée et pâle, un cercle bistré sous ses grands yeux bleus annonçait des souffrances amères et de longues privations, au-dessus des forces de cet âge
Source : Gallica

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