Béloutchistan

Définition et enjeux

Gustave Ricouard Pour ces dames !... (1882)

Quelle diable d'idée avait-il eue de parler du Béloutchistan, un pays qu'il s'était bien donné garde d'explorer ?
– Auriez-vous le fol espoir de vous moquer de moi ? fit brusquement M. Chamborin.
– Dieu m'est témoin, monsieur, répliqua piteusement Albert, que je ne suis pas en train de rire !
– Moi non plus, monsieur ! Et que faisiez vous dans le Béloutchistan ?
– Mon Dieu... c'est très simple... ce que l'on fait d'ordinaire... sur une haute montagne du Béloutchistan ! Il faut vous dire que j'étais... j'étais allé chercher, au loin, l'indépendance que me refusait ma famille...
Source : Gallica

Marie-Nicolas Bouillet Dictionnaire universel d’histoire et de géographie Bouillet Chassang (1878)

On le divise en six parties, qui forment une sorte de confédération, Saraouan, Djalaouan, Katch-Gandava, Lous, Mekran et Kouhistan ; on peut y joindre la désert de Béloutchistan, qui s'étend au N. et au N. E. Sol varié; fruits, garance, coton, indigo. Les habitants, nommés Béloutchis, sont à demi barbares. Ils professent l'Islamisme et sont Sunites. Ils parlent une langue dérivée du sanscrit. — Le Béloutchistan, après avoir fait partie de l'empire de Perse, de l'Inde, puis enfin du roy.
Source : Wikisource

A. de Jancigny Revue des Deux Mondes

Lié par le plateau de Kélat à l’Afghanistan, le Béloutchistan est une vaste contrée soumise à divers chefs, et dont les limites politiques ont varié comme celles de l’Afghanistan. Le principal chef, le khan de Kélat, reconnaissait la suzeraineté du roi de Kaboul, auquel il payait tribut et fournissait un contingent de huit mille hommes, sous la condition toutefois que ces troupes ne fussent pas employées dans les guerres civiles.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature