Frédéric Houssay

Résumé

Frédéric Houssay Les races humaines de la Perse (1887)

Les yeux, très beaux et très doux, n'ont pas le vif éclat et le rayon d'intelligence que l'on est accoutumé à voir chez les Persans. Au reste, l'ardent soleil de la Susiane, les jours d'été passés dans des caves profondes, les nuits à la belle étoile sans précaution aucune, sont les causes de nombreuses maladies d'yeux. Et le seul beau trait que l'on puisse reconnaître aux Susiens est presque toujours dissimulé sous un bandeau, sous une taie, et disparaît presque fatalement à un âge peu avancé par l'inévitable cataracte.
Le nez est court, gros et charnu.
Source : Gallica

Frédéric Houssay Les races humaines de la Perse (1887)

L'Iran ne leur appartient plus, il n'ont pu garder que quelques régions montagneuses : le Fars et le Louristan, à peine égales au tiers de la surface de la Perse. Cela ne veut même pas dire que les Aryens forment le tiers de la population persane, car leur pays est un des moins peuplés de l'Empire.
Il nous semble maintenant hors de doute que la Susiane a été primitivement peuplée par une race noire, de petite taille et de faible capacité crânienne. On en retrouve des traces chez les habitants actuels de la contrée. Des petites tribus de ces noirs habitent encore l'Inde et l'Indo-Chine.
Source : Gallica

Frédéric Houssay Les races humaines de la Perse (1887)

Je sais bien que ceci ne s'accorde point avec la linguistique qui rapproche les Arméniens des Aryens. Mais à mon sens, on ne doit pas, pour la classification, hésiter entre une donnée physiologique comme le langage et une donnée morphologique.
Il est très facile à un peuple d'abandonner sa langue primitive pour adopter celle d'un voisin ou d'un vainqueur. Il lui est impossible de changer son indice céphalique et ses traits.
Source : Gallica

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