Résumé

E. Forcade Revue des Deux Mondes

Vivian Grey entre dans le monde, altéré d’ambition ; comme il est Anglais, je n’ai pas besoin de dire que son ambition est politique. En impétueux jeune homme qu’il est, Vivian marque son but au plus épais de la mêlée : il veut créer un parti. En ce temps-là, la jeune Angleterre n’était point encore inventée : il ne s’agissait pas encore de marcher sur la redoute du pouvoir, en faisant onduler un étendard brodé de théories. L’amitié d’un lord, propriétaire de plusieurs bourgs-pourris, valait mieux que tous les principes du monde.
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E. Forcade Revue des Deux Mondes

L’entraînement du style rend quelquefois avec bonheur les mouvemens fiévreux de l’intrigue, le dialogue court avec verve et hardiesse ; on y rencontre plus d’un trait frappé au bon coin de cette mordante impertinence, de cette tranchante ironie, de ce coupant si aimé des Anglais, qu’on pourrait appeler le sel britannique.
Je ne croirais pas être juste envers M. d’Israeli, si je ne disais un mot d’Henrietta Temple. C’est le livre le plus agréable qu’il ait écrit, et c’est de toute manière un charmant livre.
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E. Forcade Revue des Deux Mondes

Vous ne verriez pas la beauté dans ces ravissans sourires, s’ils étaient le langage de la douleur, ou si la nature y eût fait éclater la méchanceté au lieu d’y faire luire l’innocence ; vous ne la verriez pas dans ces couleurs où fleurissent à la fois la jeunesse et la pureté, dans ces regards où vous lisez l’intelligence, la vivacité, la tendresse, s’ils n’eussent jamais peint que les ruines de la vie, les dégradations du vice, ou l’humiliante insensibilité de l’idiotisme.
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