Résumé

E. Forcade Les fantaisies historiques de la jeune angleterre

Pour opérer cette fusion, il est naturel de chercher à comprendre ce qu’il y a de noble et de bon dans les opinions et dans les partis les plus contraires. Où peut-on se préparer à cet éclectisme, se former à cet esprit de tolérance politique, si ce n’est dans l’étude de l’histoire ? M. Smythe le croit, et il faut avouer qu’il ne saurait apporter à dette étude des dispositions plus convenables que celles qui lui ont dicté cette phrase : « Je n’ai jamais oublié que même chez les hommes les plus pervers, il y a plus encore à aimer qu’à haïr. »
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E. Forcade Les fantaisies historiques de la jeune angleterre

La jeunesse est de bon aloi au contraire dans les poésies de lord John Manners et dans les caprices historiques de M. Smythe. Le plus âgé des deux nobles écrivains n’a pas vingt-huit ans. Entrés ensemble, il y a trois ans, à la chambre des communes, c’est bien eux qui ont eu l’honneur de marquer dans la sphère politique l’adhésion de la jeunesse aux tendances qui sont aujourd’hui indiquées sous la désignation de jeune Angleterre. Ils appartiennent tous deux à l’aristocratie. M. George-Sydney Smythe est le fils aîné du vicomte de Strangford ; lord John Manners est un des fils du duc de Rutland.
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E. Forcade Les fantaisies historiques de la jeune angleterre

Ces jeunes ames passionnées pour les nobles études, éprises d’idées élevées, et tout imprégnées de sève poétique, allaient bondissantes au-devant de l’enthousiasme ; elles s’attachèrent avec ardeur aux doctrines des nouveaux théologiens d’Oxford qui rallumaient un saint prestige autour de la religion de la patrie. Ce fut ainsi que lord John Manners s’enrôla dans la chevaleresque croisade prêchée autour de cette église d’Angleterre qui cherche dans le catholicisme des titres de noblesse oubliés, et qui se retrempe en une jeunesse nouvelle.
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