Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813
“ Cela vous entre difficilement dans la tête ; mais quelque chose vous aide beaucoup : c’est une espèce de pancarte affichée dans les chambrées, et qu’on vous lit de temps en temps, pour vous ouvrir les idées. Cette pancarte suppose tout ce qu’un soldat peut avoir envie de faire, par exemple de retourner dans son village, de refuser le service, de résister à son chef, etc., et cela finit toujours par la mort ou cinq ans de boulet au moins. Le lendemain de notre arrivée à Francfort, j’écrivis à M. Goulden, à Catherine et à la tante Grédel ; on peut se figurer avec quel attendrissement. ”
