Tristan Bernard,
Souvenirs épars d'un ancien cavalier
(1917)
“ La porte de Mlle Léglentier fut ouverte carrément, et Paul se trouva en présence de celle qui, par l’autorité de Pisonnel, avait été instituée la dame de ses pensées.Jamais cette personne ne lui avait paru aussi grande qu’en déshabillé de nuit. Vêtue d’un jupon et d’une camisole blanche, il l’avait surprise en train d’arranger devant son armoire à glace sa coiffure de lit, c’est-à-dire de remonter et de rouler en bigoudis ses cheveux, au haut d’un front d’une ampleur extraordinaire, et tel que les plus vastes penseurs n’en ont jamais déployé. ”
