Banneret

Définition et enjeux

Portrait de Wilhelm Wartmann Wilhelm Wartmann,  Les Vitraux suisses au musée du Louvre… (1908)

“ Les jambes écartées et tendues toutes deux, la tête droite, le regard franc, le banneret, conscient de sa force — et aussi de son élégance martiale — est placé au beau milieu d'un fond rouge, dans un encadrement vert et bleu qui, assurément, n'a pas la prétention de représenter quelque chose de réel ou même de possible. Le porte-bannière se suffit à lui seul, et tous les éléments qui l'entourent n'ont de valeur, pour ainsi dire, que comme parties intégrantes d'un effet d'ensemble de coloris. ”
Source : Gallica

Marc de Vissac,  Le Monde héraldique : aperçus historiques sur le Moyen-âge (1870)

“ Les formalités relatives à la création d'un banneret consistaient à se présenter devant le roi ou son maréchal-decamp et à le supplier, après avoir indiqué ses références et subi les conditions de rigueur, de vouloir bien couper la queue de son pennon pour en faire une bannière carrée et de la déployer ensuite comme pour le combat. Du reste, chaque pays avait pour cela sa coutume particulière qui même variait souvent. Edouard III d'Angleterre créa banneret par lettres Jean Coupland, qui avait vaincu et fait prisonnier David, roi d'Ecosse ”
Source : Gallica

D. F. Jamison,  Bertrand Du Guesclin et son époque (1866)

“ Sainte-Palaye fait remarquer que, si un chevalier était assez puissant pour fournir à l'État un certain nombre d'hommes d'armes et les entretenir à ses propres dépens, il avait le droit d'ajouter à son simple titre de chevalier le titre plus élevé et plus noble de chevalier banneret. La marque distinctive de ces chevaliers bannerets consistait en un étendard carré qu'ils portaient au bout de la lance, tandis que ceux des simples chevaliers étaient allongés aux deux extrémités, comme les bannières en usage dans les églises. ”
Source : Gallica

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