Georges Gravius

Élements biographiques

Georges Gravius Les Incendies de forêts en Algérie… (1866)

Qui peut mieux nous juger que celui qui vit de la même vie que nous ! Qui peut mieux nous désigner pour le châtiment ou la récompense que celui qui traîne son existence dans un gourbi semblable au nôtre, qui gémit sous la chaîne des mêmes vices, et qui peut se réjouir de la pratique des mêmes vertus? Si l'Arabe savait qu'une ombre de soupçon peut peser sur nous, comme il saisirait cette ombre avec empressement, comme il emploierait toute son activité et sa vigilance pour nous la livrer et dire : « Voyez, voilà votre « travail, et vous dites que c'est nous! »
Source : Gallica

Georges Gravius Les Incendies de forêts en Algérie… (1866)

Il peut y avoir incendie par imprudence en même temps, c'est-à-dire le même jour et à la même heure peut-être, à Tombouctou, à Paris, à Londres, à Constantine; mais ces divers incendies n'embrasseront jamais des contrées entières, sur une longueur de deux cent cinquante lieues que présente l'Algérie ; il seront toujours localisés et ne porteront leurs ravages que sur quelques points circonscrits par la main de l'homme. L'incendie par imprudence est celui qui doit offrir le plus de variété et dont l'étude, par conséquent, doit offrir le plus d'attraits.
Source : Gallica

Georges Gravius Les Incendies de forêts en Algérie… (1866)

Dans le second rôle, le chef du bureau arabe doit bien se persuader qu'il est, par sa position, le premier lien d'union entre les Arabes et les Européens. Il ne doit pas oublier que sous la blouse d'un colon il y a un soldat, brave comme lui, qui la veille encore combattait peut-être à ses côtés; il ne doit pas oublier qu'en somme sous cette blouse, toute grossière qu'elle puisse être, il y a plus de coeur, plus de morale et plus d'avenir que sous tous les bernous de l'Algérie.
Source : Gallica

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