Résumé

A Mgr Pavy, évêque d'Alger. Humbles observations d'un marabout (1863)

J'admire la France, Monseigneur ; oui, moi, sectateur du Prophète, je l'admire— et je l'aime... en dépit de tout le mal qu'elle a fait à ma race ;
Je l'aime parce qu'elle creuse le sillon où germera l'avenir ; parce qu'elle est chevaleresque jusque dans ses folies; parce qu'elle a le sentiment inné de l'égalité et de la justice ; parce qu'elle est brave jusqu'à l'héroïsme ; parce quelle est Peuple jusqu'au fond des entrailles ; parce qu'elle remue le monde avec un mol !
Source : Gallica

A Mgr Pavy, évêque d'Alger. Humbles observations d'un marabout (1863)

Le mariage, — qui devrait être l'alliance de deux coeurs, — est le plus souvent un trafic immoral qui se conclut de gré à gré : « tant vaut la dot, tant vaut la femme; » ainsi disent les épouseurs : et, si complaisante est leur morale, que chacun fait des gorges chaudes à propos d'un mari trompé ; si bien, qu'on a pu dire : « En France, c'est une honte de manquer de foi, même au jeu, et ce n'en est pas une de la trahir dans le mariage. »
Source : Gallica

A Mgr Pavy, évêque d'Alger. Humbles observations d'un marabout (1863)

Non ! par le Dieu que j'invoque et qui est le vôtre comme il est le mien, cela n'est point vrai ! Non ! la France n'est pas telle que ces esprits chagrins nous la dépeignent. Elle est, et sera longtemps encore l'astre radieux autour duquel gravitent toutes les intelligences et qui fait éclore, — moissons éternelles, — l'instinct du bien, l'amour du beau !
Source : Gallica

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