Résumé

Hippolyte Auger Lettre au duc d'Orléans, prince royal… (1830)

Après ce fait qui prouve d'une manière incontestable le progrès moral advenu dans la classe la plus nombreuse depuis 89, un plébéien dont les intentions sont pures, se croit autorisé à satisfaire l'envié qu'il a de vous écrire, Monseigneur, à vous qui êtes l'avenir de nos fils, et qui dit l'avenir dit l'espoir. C'est une fantaisie d'homme libre. J'espère qu'elle me sera pardonnée par le Roi votre père à qui rien n'est indifférent ; par les hommes appelés au timon des affaires, tout indifférens qu'ils sont pour ce qui ne les intéresse pas particulièrement
Source : Gallica

Hippolyte Auger Lettre au duc d'Orléans, prince royal… (1830)

Or, Monseigneur, y a-t-il égale répartition du bien-être social ? En d'autres termes : l'humanité a-t-elle atteint le but définitif de l'avenir ? Je crois qu'on peut articuler un non bien positif. L'amélioration du sort des classes laborieuses, si vivement réclamée par elles aujourd'hui, sera-t-elle consentie en vertu des prévisions et de la haute sagesse des hommes du pouvoir , ou arrachée par la violence? C'est une question qu'il ne m'appartient pas de résoudre. Quant au progrès, il adviendra, c'est la loi providentielle.
Source : Gallica

Hippolyte Auger Lettre au duc d'Orléans, prince royal… (1830)

Pour peu qu'on y réfléchisse, Monseigneur, on voit d'étranges caprices dans le jeu des révolutions: en 89, les sommités sociales poussaient les masses; en 1830, les riches se liguent, ou pour, mieux dire se cotisent pour les retenir. L'aristocratie de l'argent se montre moins généreuse que celle de la naissance, et cela devait être. La révolution de 89 dépassait de beaucoup l'état moral du peuple; la révolution de 183o est loin d'atteindre notre niveau.
Source : Gallica

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