Résumé

Paulin Pene-Castel Caractère des révolutions, par Paulin Pene-Castel (1858)

Lorsqu'une constitution est faite, elle ne doit pas être imposée à la nation sans son assentiment général, attendu qu'elle est la sauvegarde de tout un peuple, qui, seul, a le droit d'admettre ce qui lui paraît juste et de refuser ce qui lui serait onéreux. Or, une majorité factice ne peut pas, sans se rendre coupable, s'arroger le droit d'imposer une volonté égoïste à une nation, sans qu'au préalable elle ratifie les actes de ses mandants.
Source : Gallica

Paulin Pene-Castel Caractère des révolutions, par Paulin Pene-Castel (1858)

Ceux qui font bourdonner leurs injustes plaintes à nos oreilles sont précisément des hommes à qui rien ne manque, et qui n'ont pour seule distraction que de fomenter les esprits. Le mécontentement, la haine et les fauteurs éternels sont dans les régions élevées du matérialisme. Si l'ouvrier s'est soulevé, qu'on ne dise plus qu'il a pris les armes pour le plaisir de verser du sang ; une désastreuse misère, les dernières étreintes de la faim, les cris de ses petits enfants, le visage décharné de sa femme et les séductions de quelques misérables, ont seuls concourus à cet acte de désespoir.
Source : Gallica

Paulin Pene-Castel Caractère des révolutions, par Paulin Pene-Castel (1858)

Lorsque le jugement s'égare et devient en contradiction avec lui-même, c'est que le raisonnement logique a fait défaut et que le cerveau humain est resté oisif; et pourtant, malgré sa faiblesse et son oisiveté, il produit fort souvent de nobles et sublimes pensées qui ne manquent pas de porter d'utiles fruits, tandis qu'il en enfante souvent de trop funestes qui ne deviennent qu'un véritable brandon de discorde, un réceptacle d'immondices et de platitudes, que la sottise, la décrépitude et les plus hideuses passions engendrent pour bouleverser l'ordre social.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature