Résumé

D'une des faces de la situation actuelle… (1839)

« Mais quoi! va-t-on s'écrier, y pensez-vous? mais c'est toucher l'arche sainte; l'intérêt matériel! mais c'est cela qui nous a sauvés du renouvellement des horreurs de 93 ; l'intérêt matériel! c'est le gage assuré du repos et de la tranquillité; l'homme qui pense à ses affaires n'est jamais brouillon ni turbulent.» Cette objection, nous en reconnaissons la justesse ; le fonds en est vrai, sensé; mais nous en nions les suites lorsque l'on veut les poussera l'extrême.
Source : Gallica

D'une des faces de la situation actuelle… (1839)

Puis alors, parlez des garanties sociales, parlez des libertés publiques, parlez de chances de guerre! qui vous écoutera ? Qu'un ministère gouverne bien ou mal, il faut qu'il reste, car on a besoin de tranquillité; qu'il fasse des fautes, qu'importe si l'on est tranquille, dût le contre-coup en être terrible; que les gens les
plus importants de la nation s'inquiètent de tel
ou tel système, qu'ils montent à la tribune pour
en faire sentir les fâcheuses conséquences, ce sont des factieux, ce sont des brouillons. Du repos, de la stabilité, il en faut à tout prix.
Source : Gallica

D'une des faces de la situation actuelle… (1839)

C'est donc au Gouvernement que nous imputons le tort de l'apathie politique de la France actuelle, non au gouvernement du 13 mars, du 6 septembre et de toutes les dates qui se sont succédées si rapidement; c'est à l'esprit qui a présidé à tous ces ministères que nous nous adressons. La faute que nous lui reprochons, la faute dont les conséquences peuvent lui être si funestes, c'est d'avoir fait prédominer sur tous les autres sentiments la préoccupation des intérêts matériels.
Source : Gallica

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