Résumé

Éric Isoard Notre affaissement moral et les massacres aux Indes… (1857)

Je sais que le gouvernement anglais se laisse plus guider par l'esprit de boutique que par le coeur ; mais j'entends les gémissements de femmes et d'enfants atrocement mutilés, et je ne sais ce qui m'indigne le plus : le fanatisme hindou ou l'indifférence européenne.
Je me demande pourquoi des milliers de soldats de toutes nations ne sont pas embarqués pour les grandes Indes? —Pourquoi, en plein XIXe siècle, la civilisation hésite à déclarer la guerre à la barbarie?
Source : Gallica

Éric Isoard Notre affaissement moral et les massacres aux Indes… (1857)

Les hommes ardents se tenant en arrière, les hommes médiocres prennent le haut du pavé, bavardent, gesticulent à leur aise, font tant de bruit qu'on les prendrait en effet volontiers pour la majorité du pays. Mais que la réserve de la France se lève, qu'elle commence une vigoureuse campagne contre la race boursicotière, et les sympathies des masses prouveront bientôt qu'on se hâtait trop de désespérer ; que la France n'est pas en décadence ; que la maladie morale qu'on prétend être générale, n'a atteint qu'une partie de la nation.
Source : Gallica

Éric Isoard Notre affaissement moral et les massacres aux Indes… (1857)

Par votre double et maladroite ou criminelle propagande en faveur du respect des nationalités et du désarmement de l'Europe, vous n'avez fait que ressusciter les sentiments égoïstes, l'indifférence de peuple à peuple; vous avez éteint chez bien des hommes toute idée chevaleresque.
Parce que vous avez assisté à des inaugurations de chemins de fer internationaux, vous semblez croire que la cause de l'humanité est à jamais gagnée
Source : Gallica

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