Résumé

La révolution de 1830 jugée par ses actes (1831)

J'admets même que des gens de bonne foi aient pu croire que la révolution et le gouvernement sortis de l'insurrection feraient le bonheur et la gloire de la France, mais aujourd'hui que de toutes paris on voit le mécontentement causé par le malaise général, aujourd'hui qu'il est si facile de comparer notre position actuelle avec celle antérieure aux événemens de juillet, comment ne pas ouvrir les yeux au souvenir du passé, et n'être pas épouvanté de l'abîme entr'ouvert sous nos pas ?
Source : Gallica

La révolution de 1830 jugée par ses actes (1831)

A Dieu ne plaise que je veuille ici porter atteinte à la clémence de Louis-Philippe : non, la prérogative de la couronne est trop belle pour que j'ose blâmer le prince d'user d'indulgence; mais croyez-vous qu'une détention perpétuelle eût été trop rigoureuse pour des hommes auteurs de tant de maux?
Ah ! si ces individus eussent été vraiment des carlistes soudoyés par Charles X et les ministres de la religion, on avait, vous le savez, trop d'intérêt à les livrer à la haine publique, pour croire qu'on eût usé d'autant d'indulgence à leur égard.
Source : Gallica

La révolution de 1830 jugée par ses actes (1831)

ON nous dit chaque jour que la dernière révolution a été faite pour le bien et dans l'intérêt du peuple ; que c'est pour le tirer de l'esclavage et de la misère où voulait le conduire le gouvernement de Charles X, que les amis de ce bon peuple ont renversé la branche aînée des Bourbons : or, examinons franchement et sans passion ce que nous avons gagné aux glorieuses journées de juillet.
Source : Gallica

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