Résumé

A. P. Lettre nouvelle à monsieur de Châteaubriant… (1831)

La France aujourd'hui veut la Liberté, l'Égalité, la Gloire. Ces trois génies veillent ensemble sur elle, ils ne se sépareront pas. Oui, ce que l'on désire c'est une Liberté sage, car l'anarchie conduit au despotisme ; l'Egalité devant la loi, il ne doit y avoir d'égalité que celle qui résulte des talens et de l'industrie, quelquefois du hasard, jamais du privilége; la Gloire, elle est de plus d'un genre, vous le savez, Noble Vicomte , ce n'est point sur le champ de bataille que vous avez acquis la vôtre; Pourquoi faire de la France un soldat?
Source : Gallica

A. P. Lettre nouvelle à monsieur de Châteaubriant… (1831)

Si ce contrat de Légitimité s'entretient pendant dix, pendant vingt siècles , tant mieux pour le repos des" peuples ; tant pis quelquefois pour leurs Libertés ; mais quand les fautes s'accumulent, la Légitimité de vingt siècles, la Légitimite de vingt ans n'ont pas plus de droits l'une que l'autre. L'Hérédité et l'Élection sont donc liées ensemble dans toute bonne constitution, c'est un être bien régulièrement constitué, et non pas, selon votre expression, un monstre amphibie à tête de Roi, et à Queue de peuple ; définition qui pour être ingénieuse n'en est pas moins aussi fausse que bizarre.
Source : Gallica

A. P. Lettre nouvelle à monsieur de Châteaubriant… (1831)

Comme le départ de Napoléon l'ébranla; comme le départ de Philippe l'ébranlerait ; comme une révolution, quel qu'en soit le motif, l'ébranlera toujours. Ce n'est certes pas le déplacement du génie de Charles X qui a effrayé le monde. M. de Chateaubriant, vous avez, à coup sûr, dans votre petit doigt plus de génie que Charles X et toute sa bigote suite, et cependant vous pouvez partir sansrien ébranler ; c'est que vous n'êtes pas Roi ; c'est que la France ne vous a pas confié ses destinées ; c'est que vous pouvez satisfaire un caprice sans briser le pacte de la nation.
Source : Gallica

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