Résumé

H. Morvan Les grenouilles qui demandent la liberté (1860)

Dieu nous garde de lui en faire un crime ; mais ce fut pour elle une grande faute, d'autant plus grande que, mieux instruite, elle eût certainement épargné de grands malheurs à la France, en dirigeant son mouvement de rénovation sociale, au lieu d'y résister ou de fuir.
La noblesse est donc tombée pour ne se relever jamais, du moins en tant que noblesse de caste.
La bourgeoisie ferait sagement de renoncer à l'espoir de régner encore en France; ses libertés ont coûté trop cher au peuple pour qu'il soit tenté de se laisser apitoyer par ses doléances.
Source : Gallica

H. Morvan Les grenouilles qui demandent la liberté (1860)

Dépouillez-vous un geai de ses plumes de paon? le vulgaire, qui préfère le masque brillant à la simple réalité, vous en sait mauvais gré. Le vulgaire ! Hâtonsnous de le dire : par ce mot, nous n'entendons pas désigner le vrai peuple, mais cet ensemble de soi-disant érudits, chez qui la prétention a tué le bon sens ; ridicules pédants qui voient la lettre en toutes choses, et nulle part l'esprit; naïfs moutons de Panurge, toujours prêts à bêler la même note que les premiers; méchants claqueurs, enfin, dont la niaiserie sert d'aliment aux plus robustes vanités.
Source : Gallica

H. Morvan Les grenouilles qui demandent la liberté (1860)

Quant à la populace, on connaît ses procédés.
Cependant, noblesse, bourgeoisie et populace ne se découragent pas. Liberté! liberté! s'écrient-elles à l'envi. Ajoutons, pour la plus grande édification de tous, qu'on ne vit jamais commères s'entre-déchirer mieux.
Laissons-les donc aux prises et constatons avec joie l'impuissance des partis en face de l'idée vraiment démocratique.
Qui dit parti, du reste, dit négation de tout esprit de justice et de solidarité. Quiconque s'y dévoue n'est plus un homme, c'est un instrument
Source : Gallica

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