Résumé

Club des lettres ou de l'éducation politique dans les hautes classes… (1876)

Cependant, je suppose qu'il ait existé au chef-lieu d'arrondissement dans lequel vous êtes né, comme dans tout le reste de la France, un Club des lettrés ; je suppose qu'au jour où l'on aurait fait un rapport sur la jeunesse du pays, on eût, chez vous, célébré votre nom. Comme votre âme eût été fière de recevoir la première couronne parmi vos concitoyens ! Quelle sécurité pour vous de sentir une force toute disposée à vous protéger !
Que de jeunes talents sortent de nos provinces, se perdent et meurent clans l'immense nuit de Paris, avec le désespoir de n'avoir pu percer.
Source : Gallica

Club des lettres ou de l'éducation politique dans les hautes classes… (1876)

Notre grande Révolution a été faite par la bourgeoisie, et le club des Jacobins y a joué le plus grand rôle. Sous le gouvernement de 1830, la bourgeoisie maîtresse du pouvoir avec un roi digne d'elle s'est montrée impatiente du joug.
Je ne demande pas que l'on ramène en France les aristocraties de Rome, les priviléges de notre ancienne noblesse et de notre bourgeoisie. Il ne faut pas que telle classe soit à elle seule dépositaire du pouvoir. Les nations qui ont ce malheur peuvent avoir des périodes de gloire et jouir d'une bonne administration, pendant un temps
Source : Gallica

Club des lettres ou de l'éducation politique dans les hautes classes… (1876)

Il n'est rien de plus antipathique au césarisme que la libre discussion et l'autorité dans les hautes classes. A Rome, nous voyons les premiers Césars, pour bien asseoir leur empire, uniquement occupés à renverser l'aristocratie. En France, la royauté, pour devenir de droit divin, écrase la grande noblesse de l'épée et abaisse l'orgueil des parlements.
Partout, c'est la même histoire : les tyrans ne veulent pas de contrôle et ne peuvent souffrir aucun intermédiaire entre le peuple et leur gouvernement.
Source : Gallica

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