Résumé

G. de Molinari Les Clubs de Paris pendant le siège

Lorsqu’un club ne fait pas ses frais, il se ferme tout simplement. C’est ce qui est arrivé à mainte réunion publique, et c’est ce qui arrivera selon toute apparence à maint club, probablement même à tous les clubs, quand les cauchemars de l’invasion et de la révolution qui oppressent et qui enfièvrent les esprits se seront dissipés.
Cependant le public commence à garnir la salle, public très bigarré, où les femmes et les enfans même sont en nombre, où les uniformes variés des gardes nationaux, des gardes mobiles, des francs-tireurs, etc., présentent un aspect des plus pittoresques.
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G. de Molinari Les Clubs de Paris pendant le siège

Les costumes diffèrent, car l’habit noir et la cravate blanche ne sont point de mise dans les clubs, mais entre le courtisan d’hier et le démagogue d’aujourd’hui combien de points de ressemblance ! C’est la même étude attentive des passions, des goûts et des préjugés du maître et la même habileté savante et ingénieuse à les flatter. « Le monde a les yeux sur vous, disait un orateur de la salle Favié à son auditoire agréablement saisi par cet exorde. Vous faites l’admiration de l’univers, et c’est Belleville qui sauvera l’Europe. »
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G. de Molinari Les Clubs de Paris pendant le siège

Le gouvernement, dit-il, est l’expression de la majorité, et sous une république plus que sous aucun autre gouvernement vous devez respecter la volonté de la majorité. Si, chaque fois qu’une mesure déplaît à la minorité, celle-ci se refuse à l’accepter, si elle se met en insurrection contre la loi, comment voulez-vous que la république puisse subsister ?
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