Résumé

Portrait de Alphonse de Lamartine Alphonse de Lamartine,  Discours de M. de Lamartine sur la nomination du président de la République par le suffrage universel…

“ Ne sera-ce pas là, en effet, messieurs, ce suffrage universel délibéré, réfléchi, volontaire de chaque citoyen, dans là constitution des deux fonctions de votre Gouvernement ? N'est-ce pas par excellence, passez moi l'expression encore, le sacrement même de l'autorité ? n'est-ce pas l'autorité la plus irréfragable qui puisse se manifester au milieu d'un grand peuple (Mouvement) , car, enfin, le droit de naissance, qu'est-ce que c'est au bout du compte ? Tout le monde aujourd'hui est assez éclairé pour y avoir réfléchi ; le droit de naissance, c'est le droit du hasard. ”
Source : Gallica

Portrait de Alphonse de Lamartine Alphonse de Lamartine,  Discours de M. de Lamartine sur la nomination du président de la République par le suffrage universel…

“ Tout à l'heure, hier aussi, si je m'en souviens bien, on vous disait, comme à une autre époque, comme à une époque où le trône superposé à la nation n'était pas un centre, mais une domination symbolique sur le peuple, où le trône avait des intérêts séparés de la nation, on vous disait : « Prenezgarde, citoyens, de trop renforcer le pouvoir exécutif dont la force pourrait dégénérer en usurpation, et dont l'autorité, toute républicaine, toute nationale, pourrait devenir bientôt de la tyrannie contre nous-mêmes. » ”
Source : Gallica

Portrait de Alphonse de Lamartine Alphonse de Lamartine,  Discours de M. de Lamartine sur la nomination du président de la République par le suffrage universel…

“ En investissant votre pouvoir exécutif, dans la personne de votre président de la République, de toutes les forces morales que la nature de nos institutions peut comporter, savez-vous ce que vous faites, messieurs ? Vous faites précisément ce qu'il y a à faire dans la situation précaire où sont placées encore les institutions à leur origine ; vous rendez plus impossible, en le rendant plus grave, plus odieux,
plus inexcusable, l'attentat contre la République elle-même, et contre les deux pouvoirs qu'elle a constitués.
”
Source : Gallica

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