H. Morvan

Élements biographiques

H. Morvan,  Les grenouilles qui demandent la liberté (1860)

“ Dieu nous garde de lui en faire un crime ; mais ce fut pour elle une grande faute, d'autant plus grande que, mieux instruite, elle eût certainement épargné de grands malheurs à la France, en dirigeant son mouvement de rénovation sociale, au lieu d'y résister ou de fuir.
La noblesse est donc tombée pour ne se relever jamais, du moins en tant que noblesse de caste.
La bourgeoisie ferait sagement de renoncer à l'espoir de régner encore en France; ses libertés ont coûté trop cher au peuple pour qu'il soit tenté de se laisser apitoyer par ses doléances.
”
Source : Gallica

H. Morvan,  Les Pauvres de la politique, deux mots d'un soldat à M. Émile de Girardin… (1860)

“ Toute institution sans moralité doit périr ou tuer le système qui la prend pour base. Chaque page de l'histoire nous en offre un exemple, et le plus frappant de tous se dessine en ce moment sous nos yeux, celui d'une nation, forte entre les plus fortes, condamnée à trembler toujours et à s'engourdir dans son lâche égoïsme, pour avoir subordonné toutes ses vertus à ses instincts de cupidité.
Que Dieu préserve la France de l'extension exclusive du mercantilisme !
Le vrai parasite des peuples c'est le marchand et non pas le soldat.
”
Source : Gallica

H. Morvan,  Les grenouilles qui demandent la liberté (1860)

“ Dépouillez-vous un geai de ses plumes de paon? le vulgaire, qui préfère le masque brillant à la simple réalité, vous en sait mauvais gré. Le vulgaire ! Hâtonsnous de le dire : par ce mot, nous n'entendons pas désigner le vrai peuple, mais cet ensemble de soi-disant érudits, chez qui la prétention a tué le bon sens ; ridicules pédants qui voient la lettre en toutes choses, et nulle part l'esprit; naïfs moutons de Panurge, toujours prêts à bêler la même note que les premiers; méchants claqueurs, enfin, dont la niaiserie sert d'aliment aux plus robustes vanités. ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature