Résumé

H. Morvan Les Pauvres de la politique, deux mots d'un soldat à M. Émile de Girardin… (1860)

Toute institution sans moralité doit périr ou tuer le système qui la prend pour base. Chaque page de l'histoire nous en offre un exemple, et le plus frappant de tous se dessine en ce moment sous nos yeux, celui d'une nation, forte entre les plus fortes, condamnée à trembler toujours et à s'engourdir dans son lâche égoïsme, pour avoir subordonné toutes ses vertus à ses instincts de cupidité.
Que Dieu préserve la France de l'extension exclusive du mercantilisme !
Le vrai parasite des peuples c'est le marchand et non pas le soldat.
Source : Gallica

H. Morvan Les Pauvres de la politique, deux mots d'un soldat à M. Émile de Girardin… (1860)

Est-ce donc qu'elle n'en aurait pas assez chèrement acheté le droit, ou bien est-ce parce qu'il se trouve encore, dans la presse, des Girardin, et, à la Chambre, des Ollivier qui semblent ignorer que nous ne sommes pins au temps des petits grands hommes de coterie, et que les Emile de la politique sont cotés au même taux que les Arthur du sentiment?
Le silence est une belle arme, mais c'est une arme de dupe.
Partout où l'envie cherche à mordre, il faut tout faire pour l'écraser. L'envie est fille de la médiocrité, dont le rôle consiste à nier et à saper toute grandeur.
Source : Gallica

H. Morvan Les Pauvres de la politique, deux mots d'un soldat à M. Émile de Girardin… (1860)

Que M. de Girardin trouve moral de laisser, entre le producteur et le consommateur, cette sangsue toujours prête à sucer et, par conséquent, à empêcher le luxe de l'un de diminuer les privations de l'autre, libre à lui ; notre devoir à nous est de constater que la grandeur commerciale qu'il s'évertue à préconiser, n'est autre chose que l'avènement prédit aux enfants d'Israël ; c'est-à-dire la plus grande misère et la dernière honte que puisse subir l'humanité.
Source : Gallica

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