Emile Bouant

Élements biographiques

Emile Bouant Les grands froids

Les fleuves, dont la glace a suspendu le cours,
La Dordogne et la Loire, et la Seine et le Rhône,
Et le Rhin si rapide, et la vaste Garonne,
Redemandent en vain les enfants de leurs eaux.
L'homme faible et percé jusqu'au fond de ses os,
Près d'un foyer ardent, croit tromper la froidure.
Hélas! rien n'adoucit les tourments qu'il endure.
L'impitoyable hiver le suit sous ses lambris,
L'attaque à ses foyers, d'arbres entiers nourris,
Le surprend dans sa couche, à ses côtés se place,
L'assiège de frissons, le raidit et le glace.
Source : Gutenberg

Emile Bouant Les merveilles du feu (1883)

Nous montrerons bientôt que le soleil est la cause à peu près unique de toute vie et de tout mouvement à la surface de la terre. Sans la lumière, sans la chaleur, sans l'action chimique du rayonnement solaire, l'obscurité serait profonde autour de nous, les éléments seraient dans un repos absolu; seul l'océan, soumis à l'action attractive de la lune, remplacerait par ses balancements rythmiques la succession disparue des jours et des nuits ; aucun animal, aucun végétal ne saurait subsister dans ces conditions.
Mais le génie de l'homme a tenu à étendre encore l'action de l'astre du jour.
Source : Gallica

Emile Bouant Les merveilles du feu (1883)

On remercie de toutes choses le dieu du feu, excepté de la chaleur qu'il apporte. Preuve manifeste que ces hymnes sont nés dans les régions heureuses de l'Inde, là où l'homme ne connut jamais le supplice de l'hiver.
« Dans les tièdes régions de l'Inde, ce que l'homme redoute, ce n'est pas le froid, ce sont les ténèbres. Nées dans la lumière, ces races ont horreur de l'obscurité. La nuit, le jour noir, voilà pour elles le fléau. Aussi le bienfait principal du dieu du foyer, du brillant Agni, c'est d'être un dieu de lumière. »
Source : Gallica

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